Le « Psaume des Batailles » (Ps. 68) : Comment il Doit Être Chanté – Jorge Ruiz Ortiz

On pense souvent que chanter les Psaumes de Genève est fastidieux ou ennuyeux, rien n’est plus loin de la vérité ! Parfois, certaines personnes les chantent de cette façon. Mais ce n’était pas le cas au début, et il n’est pas nécessaire que ce le soit aujourd’hui. Prenons l’exemple du Psaume 68, connu sous le nom de « Psaume des batailles » parce qu’il était chanté par les troupes réformées lors des guerres de religion en France : comment pouvait-il être chanté de manière insipide ou léthargique et guider les soldats au combat ? Au contraire, il devait être chanter avec brio et vivacité.

Nous avons un exemple de ce que nous voulons dire dans la vidéo que nous partageons ci-dessous. C’est une scène du film « Les camisards » (1972), dans laquelle nous voyons tout ce que nous voulons dire.

https://www.youtube.com/watch?v=7JWhzQGN-SA

Tous les psaumes ne doivent pas être chantés de la même manière. La musique du Psaume 68 est la même que celle du Psaume 36, mais à cause de sa thématique, le Psaume 36 doit être chanté un peu plus lentement, d’une manière plus contemplative, en admirant les attributs et les œuvres de Dieu.

Le film, quant à lui, relate l’insurrection des « camisards » dans la région des Cévennes, dans le sud de la France (1702-1715). C’est l’un des épisodes les plus paradoxaux de l’histoire du protestantisme en France : après la Révocation de l’Edit de Nantes, avec tous les temples détruits, les pasteurs en fuite et le peuple forcé de se recatholiciser, des « prophètes » se sont levés du milieu du peuple pour l’appeler à la repentance du fait de son apostasie et de son hypocrisie. En cela, sans aucun doute, ils avaient raison : c’était le message de Calvin aux Nicodémites, qui, dans une large mesure, a produit la Réforme en France. Mais la situation est devenue incontrôlable et s’est soldée par une guérilla dans les montagnes des Cévennes qui a mis les armées du roi en échec pendant des années. Ce qui, en soi, est plus discuté et discutable. Calvin, sans aucun doute non plus, n’aurait jamais soutenu une telle rébellion qui n’aurait pas été menée par une autorité civile légitime.

Le film, réalisé par René Allio, présente, nous semble-t-il, quelques incohérences historiques. Cette même scène, qui semble relater la prise du Pont de Montvert d’où est partie la révolte, en serait une : l’abbé de Chayla, qui fût tué, dans cette scène ne fait que fuir. Mais surtout, il semble que les camisards soient réinventés comme s’il s’agissait d’une sorte de communauté « hippie » de l’époque, mais quelque peu violente. Ainsi se remarque l’époque à laquelle il a été tourné. Mais, en tout cas, c’est l’un des rares cas où le cinéma français à abordé ces épisodes.

Jorge Ruiz Ortiz

Article orignal à consulter : https://westminsterhoy.wordpress.com/2013/11/08/el-salmo-de-las-batallas-68-como-debe-ser-cantado/

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