La Relation entre les Vérités Révélées et la Personne de Jésus-Christ – John Brown of Haddington

Les études en théologie sont sans nul doute les études les plus passionnantes qui soient. S’il est vrai qu’un étudiant en théologie est conduit à toucher du doigt, le temps de ses études, différentes matières, en général chacun possède des affinités particulières avec certaines d’entre elles. Et, personnellement mes affinités se sont très vites portées sur les matières théologiques à proprement parler ; à commencer par la dogmatique. En tant que passionné de dogmatique ou, comme on aime à la nommer aujourd’hui, de théologie systématique, les lectures en rapport avec cette dernière occupent une part non négligeable de mon temps. 

Le manuel de Systématique de Louis Berkhof est d’une valeur inestimable. Bien sûr, l’IRC de Jean Calvin est un modèle du genre. Charles et Archibald Alexander Hodge ont publié des dogmatiques très intéressantes. Dabney aussi. Cependant, je dois reconnaitre que celle de John Brown of Haddington occupe une place à part dans mon cœur. 

John Brown possède la rigueur dogmatique des plus grands. Mais il joint à sont Traité une ferveur et une piété incandescentes dont peu peuvent se prévaloir. Il est imprégné, comme j’ai rarement vu, du Texte Sacré. Pour preuve: son petit manuel de moins de 600 pages contient plus de 26 000 références à des textes bibliques. 

J’aimerais donc que ce blog puisse être un moyen de faire connaitre ce théologien à mon sens trop souvent oublié et inaccessible au public francophone. Ici je me propose de traduire un texte se trouvant dans le chapitre consacré à la Personne du Médiateur, Jésus-Christ, le Dieu-Homme.

John Brown se propose d’explorer le lien existant entre les vérités révélées par Dieu et la personne de Jésus-Christ. La méditation et l’attention seront préférables à une lecture « à la va vite ». Il convient de peser le poids des mots et des vérités qui nous sont exposées ici. 

III. En ce qui concerne les vérités révélées de Dieu, le Christ en sa personne et ses offices est,

1. leur fontaine, d’où elles procèdent jusqu’a nous, Jean 1:18 ; Ap 1:1 ; 2 Sam 23:3 ; Mt 5-7 ; Jean 3:3,5 ; Rom 1:16. 2. Leur fondement, Jean 14:6 ; Ésaïe 28:16 ; 1 Co 3:11. 3. Leur matière, lorsqu’elles sont prises dans toute leur relation [les unes avec les autre], 1 Tim 3:16 ; 1 Cor 1:24 ; 1 Cor 2:2,6-7 ; Col 1:25-27 ; Col 3:11 ; Jean 14:6. 4. Leur dépôt, dans lequel elles sont en sécurité, honorablement et mystérieusement déposés, Jean 1:14 ; Col 2:3 ; Esaïe 11:2 ; Esaïe 61:1 ; Eph 4:20-21 ; 2 Co 1:20. 5. Leur centre, dans lequel toutes leurs lignes se rencontrent harmonieusement, Actes 10:43 ; Rm 10:4 ; Rm 3:21-22 ; 1 Co 1:20 ; Luc 22:20 ; Luc 24:27,45 ; Jean 1:45 ; Ac 26:22-23 ; 1 Co 15:1,3-4 ; 1 Tim 3:16. 6. Leur grand Docteur et Interprète, Mal 3:1 ; Esaïe 48:17 ; Esaïe 50:4 ; Esaïe 54:13 ; Job 33:23 ; Rom 15:8 ; Cantique 2:9-15 ; 1 Jean 5:20 ; Luc 24:27,45 ; Mic 4:2 ; Mic 5:4. 7. Leur témoin et même leur attestation (Apocalypse 1:5 ; Apocalypse 3:14 ; Esaïe 55:4 ; Jean 3:3,5 ; Ps 50:7 ; Ezéchiel 33:11 ; He 6:16-18 ; 2 Co 1:20. 8. Leur exemplification dans tous leurs principaux articles relatifs à Dieu ou aux hommes, au péché ou à la misère, à la sainteté ou au bonheur, à la loi ou à l’Évangile (Ép 4,20-21). 9. Leur lumière et leur gloire, Gal 1:16 ; 2 Co 3:8,14,16,18 ; 2 Co 4:3-4,6. 10. Leur vie, leur puissance et leur efficacité. Toutes les perfections, les desseins et l’action de Dieu pour les rendre efficaces, sont en Lui. Et, connues séparément de Lui, elles sont sous-évaluées, désertées, perverties, mortes et inefficaces, – en fait, une saveur de mort qui conduit à la mort, – une lettre qui tue, – le ministère de la mort, 2 Co 2, 16 ; 2 Co 3, 6-7 ; mais liées à Lui elles sont vivifiantes et puissantes, Hé 4, 12 ; Ro 4, 17 ; Ro 5, 25 ; Jean 6, 63 ; Jean 11, 25 ; Ro 8, 2 ; Ps 119, 50. 11. Leur application au cœur de l’homme dépend de l’application qu’il [le Christ] leur en fait. Aucune vérité ne peut être perçue correctement, jusqu’à ce qu’elle soit spirituellement discernée. Aucune vérité ne peut être reçue dans l’amour, jusqu’à ce qu’Il soit embrassé. Nous ne pouvons pas nous intéresser aux vérités divines sans nous intéresser à Lui. Aucune vertu salvatrice de vérité ne peut être ressentie, jusqu’à ce que nous fassions l’expérience de son contact auto-unifiant (Rom 7:9 ; Rom 8:2). Mais, lorsqu’Il entre dans notre âme, des vérités divines nous sont appliquées, qui ne nous sont plus jamais enlevées, Ésaïe 54:13 ; Gal 1:16 ; 2 Tm 3:15 ; 2 Co 1:24 ; Éph 5:8 ; Éph 4:24 ; 2 Co 3:3,18 ; Éph 1:18-19 ; Éph 3:16-19 ; Jr 31:32-34 ; Ps 119:11 ; Jr 15:16.

John Brown of Haddington, A Compendious View of Natural and Revealed Religion, Reformation Heritage Books, Gran Rapids, Michigan, pp. 272-273.

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